Pour une renaissance culturelle
Corte, une ville qui vit ? Certainement dans les mémoires des anciens qui se rappellent une période plus faste où l’on n’hésitait pas à sortir de chez soi : longues files d’attente devant les guichets de l’ancien cinéma « AIGLON », représentations théâtrales, corsos au moment du carnaval où toutes les bonnes volontés se manifestaient pour contribuer à l’élaboration d’une quinzaine de chars sans oublier les belles soirées de l’Università d’estate dans les années soixante-dix avec les débuts de groupes devenus depuis internationaux.
A cette époque, la population n’était toutefois pas sollicitée par les nombreux médias culturels dont elle peut aujourd’hui disposer.
C’est pourquoi, si l’on veut recréer ce lien social et que les Cortenais sortent un peu plus de chez eux, il faut désormais leur proposer et les faire participer à un programme structuré. En effet, malgré les efforts de quelques associations et l’action opiniâtre de beaucoup de bonnes volontés indivi-duelles, les propositions culturelles restent peu alléchantes et variées car sans cohérence entre elles.
La municipalité ne joue pas son rôle de fédérateur
Comment peut-on par exemple expliquer l’absence de synergie entre elle et l’Université dont le Centre Culturel, lui, ne manque ni d’initiative ni de dynamisme ?
C’est en réunissant tous les partenaires culturels au sein d’un véritable projet, en réhabilitant des lieux déjà existants que l’on s’engage, dès mars 2008, à sortir du marasme culturel actuel.
La réussite de cette politique sera suivie d’une seconde phase plus ambitieuse : la réalisation d’un EPCC – Etablissement Public de Coopération Culturelle – regroupant la commune, l’université, le département et la région.
A ces conditions seulement, Corte méritera le qualificatif de « ville qui vit », et elle n’aura plus rien à envier aux autres cités de Corse, dont certaines ont déjà de bonnes longueurs d’avance dans le domaine culturel±
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